Texte : Morgan Couturier Neuvième édition et un opus tout neuf pour Toquicimes, devenu au fil du temps un rendez-vous incontournable de la gastronomie alpine. Conscient de cette notoriété grandissante, le festival veut en profiter pour vanter les mérites des produits de montagne, propices au bien manger.

On peut dire ce que l’on veut, assurer que les dernières chaleurs du mois de septembre nous ont incités à manger léger : l’automne est à nos portes et nous convie déjà à de nouveaux régimes. À l’acceptation de ces plats gourmands qui nous aident à affronter des nuits plus longues et des jours plus frais. Mais en attendant de devoir répondre à la sempiternelle question de la programmation de la toute première raclette, Toquicimes est déjà là pour nous mettre en appétit. Pour nous rappeler, en regardant vers les Alpes, après avoir scruté la mer, que la montagne est un territoire de goût. Une terre où la générosité des plats s’excuse en deux mots : la cuisine de montagne est bonne et saine.

Ce constat fait, nulle raison d’éviter les routes de Megève et de manquer la neuvième édition de ce festival culinaire, devenu incontournable depuis son lancement en 2018. Bien sûr, se rendre dans la station haut-savoyarde impliquera un minimum de préparation. Les jours passant, les participants devront en effet se convaincre d’une chose : participer à Toquicimes est l’assurance de succomber aux nombreux produits mis en avant trois jours durant, du vendredi 16 au dimanche 18 octobre 2026.

« Une gastronomie de plaisir, de bien-être et de longévité »

« À Megève, la cuisine de montagne célèbre cette gastronomie sincère, où chaque recette invite à ralentir, partager et savourer l’essentiel », vante d’ailleurs le festival, à quelques jours de l’ouverture des festivités. Alors pourquoi se priver ? Nul chef ne saurait répondre par la négative. Mieux, à l’heure où de nouvelles attentes alimentaires chatouillent l’esprit des consommateurs, l’édition 2026 a choisi de s’emparer avec appétit du sujet du bien manger. « J’aime les cuisines qui ont une identité forte. La cuisine de montagne en fait partie. Derrière chaque recette, il y a un paysage, un climat, des producteurs, un savoir-faire ancré. C’est une cuisine qui ne triche pas », décrit de fait le chef étoilé Éric Frechon, nommé parrain de l’édition 2026.

Pour s’en convaincre, Toquicimes a de nouveaux convié ses meilleurs ambassadeurs. Des producteurs. Des grands noms de la gastronomie. Mais aussi un invité d’honneur, expert en la matière : le professeur David Khayat. Sans gâcher le plaisir, l’oncologue ne manquera pas de le rappeler : l’alimentation serait, selon lui, l’une des causes principales des cancers, juste derrière le tabac. Raison de plus pour s’adonner à « une consommation respectueuse des saisons ».

Un festival étendu aux Alpes et au canton suisse du Valais

« Nos territoires sont tellement riches en plats sains, qui ont permis depuis des lustres à nos ancêtres de se développer, de croître et d’être heureux. S’il reste encore des territoires autosuffisants sur le plan de l’alimentation, ce sont bien les montagnes », expose-t-il.

Face à ce constat, Toquicimes a bien des raisons de demeurer un « événement convivial et festif » où l’on cède à la tentation à chaque coin de rue, du matin au soir, au détour de la préparation d’un mont-blanc (thème du concours des familles 2026) ou du déjà célèbre mâchon savoyard. Entre-temps, il ne faudra pas avoir trop succombé aux délices des meilleures fondues des Alpes ni trop salivé devant les meilleurs pâtés en croûte de montagne pour apprécier toute la richesse de cette gastronomie. On n’en ferait presque des tonnes, mais depuis neuf ans, Toquicimes a pris du poids. Car oui, comme le disait Paul Bocuse : « la cuisine, c’est quand les choses ont de la saveur ».

Toquicimes 2026
Du vendredi 16 au dimanche 18 octobre 2026 à Megève
> Plus d’infos sur www.toquicimes.fr